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  • Tôkyô Paranormal

    Série web documentaire

    Mise en ligne des 10 épisodes le 9 avril 2018 sur Arte.tv
    Écrite par Stéphane Du Mesnildot et Yves Montmayeur

Le « Monde flottant » est bien celui des esprits.
Si 8 millions de divinités se cachent dans les montagnes et les cours d’eaux de l’archipel, les spectres hantent aussi les tours de verre, les computers et smart phones.
Dans tout le Japon, la présence du paranormal est donc une chose... normale.
Qu’il soit alors lecteur de manga, cosplayer ou simple amateur de films, le Japonais a définitivement adhéré à une irrationalité culturelle qui s’impose d’elle-même dans tous les champs artistiques, mais aussi dans la rue.
Nous dressons donc ici un inventaire fantastique composé de figures emblématiques du surnaturel japonais, et de quelques lieux hantés qui continuent de terrifier le Japon contemporain.

>> Découvrez la websérie documentaire <<

1 L’Ecran démoniaque :

Fin des années 90. La J-Horror déferle en un tsunami maléfique sur les écrans du monde entier. La peur au cinéma n’est plus d’origine américaine mais bien labellisée made in Japan. Kiyoshi Kurosawa, Hideo Nakata, ou encore Takashi Shimizu sont désormais les nouveaux maîtres du suspens spectral. Lumières halogènes, pixels numériques, et reflets sur baies vitrées deviennent alors les anxiogènes high tech d’un nouvel au-delà.

A la fin des années 90, le cinéma d’horreur japonais réinvente la peur en glissant des fantômes dans les écrans numériques.

2 L’encre damnée du Manga

Dès ses origines, au 19ème siècle, le Manga est animé par un trait démoniaque.
Aujourd’hui, ce genre populaire a su raviver les peurs ancestrales de l’archipel.
Des récits fantastiques d’enfants monstres et de maisons hantées signés par le maître de l’horreur dessinée Kazuo Umezu, au théâtre gore grand guignol d’Hideshi Hino, le manga prouve qu’il est bien le medium maléfique le plus populaire du Japon contemporain.

Gourou indétrônable du manga d’horreur, Kazuo Umezu est l’auteur de récits d’enfants monstres et de maisons hantées.

3 Terreurs en kimono

Récits de meurtres sanglants, lugubres estampes de fantômes, théâtre kabuki plein de bruits et de fureur, tels étaient les effrayants délices de l’ère Edo. Le Japon de cette époque est un monde carnavalesque, violent et érotique où, pour un peu qu’on se soit enivré de saké à la taverne du coin, on peut apercevoir de longues dames blêmes flotter au dessus d’un marais ou être détroussé dans les bois par les yokaï, ces monstres grotesques.

A l’ère Edo le Japon est plongé dans un monde carnavalesque, et met en scène ses spectres sanglants sur les planches du théâtre Kabuki.

4 Légendes urbaines

Connaissez-vous Hanako-chan, la petite fille qui hante les toilettes pour filles des collèges ?
Et Kuchisake, la femme défigurée au sourire taillé au rasoir qui poursuit les enfants avec des ciseaux ? Ou encore Teke-Teke, l’araignée humaine qui vous poursuit dans les tunnels ? Ce sont les légendes urbaines du Japon qui font la joie et la terreur des adolescents tout en alimentant un nouvel imaginaire littéraire et cinématographique.

Hanako-san, la femme défigurée et la femme coupée en deux sont des personnages maudits qui sèment la terreur dans les rues de Tokyo.

5 La malédiction d’Oiwa

Oiwa est une joueuse de biwa d’Edo, défigurée et poussée au suicide par son époux, un samouraï cruel, et dont le spectre réclame vengeance. Héroïne du théâtre kabuki, représentée par Hokusaï et Kyosaï, elle inspirera aussi des dizaines de films jusqu’à nos jours. Avec ses cheveux défaits, son oeil exorbité et son kimono blanc, Oiwa est la mère de tous les fantômes contemporains japonais. De Sadako et tous les fantômes de la J-horror.

Oiwa est la mère de tous les fantômes japonais. Ses cheveux défaits et son œil exorbité ont inspiré la création de Sadako dans Ring.

6 Sadako et Kayako forever

Qui est Sadako, cette ombre pixélisée aux cheveux tombant sur le visage en sortant d’un écran de télévision ?
Et Kayako, sa sœur cinématographique, dont le couinement lugubre et la démarche d’araignée pétrifie d’effroi ses victimes. Ce sont les héroïnes malfaisantes des séries Ring et Ju-on qui ont réussi à damner le pion à l’Exorciste en terrorisant les nouvelles générations de spectateurs à l’approche du nouveau millénaire.

Sadako et Kayako, les anti-héroïnes malfaisantes des séries de Ring et Ju-on sont les figures emblématiques de l’horreur japonaise.

7 Yuki onna, la femme des neiges

Cette beauté fatale aux baisers glacés est un esprit des montagnes qui, tel un vampire, aspire la force vitale des chasseurs égarés.
Et gare à celui qui ne se montre pas digne de son amour.
C’est le versant romantique du Japon spectral, célébrant les amours des humains et des créatures de l’au-delà. Mainte fois adapté au cinéma, et immortalisé par Lafcadio Hearn dans son recueil d’histoires fantastiques ‘Yotsuya Kaidan’.

Yuki onna, star des femmes fatales est moitié humaine, moitié démone. Son mortel baiser glacé hante l’imaginaire japonais.

8 L’estampe infernale

A l’ère Edo, les estampes spectrales étaient très en vogue.
Ces peintures représentant d’horribles fantômes étaient accrochées dans les intérieurs comme objets de conjuration. L’artiste contemporain Matsui Fuyuko renoue avec cette tradition.
Cette séduisante nécromancienne s’est prise de passion pour les spectres féminins, qu’elle considère comme ses semblables et dont elle reproduit sur toile les traits surnaturels.

Matsui Fuyuko est une artiste nécromancienne qui renoue avec l’art de la représentation des spectres féminins dans l’estampe.

9 La forêt des suicidés

La forêt d’Aokigaraha est connue dans le monde entier sous le nom de forêt des suicidés.
Chaque année, des dizaines de jeunes japonais viennent s’y rendre pour commettre l’irréparable.
Mais il y a bien d’autres disparitions qui sont, elles, inexplicables, et dont les hypothèses enflamment les réseaux sociaux.
Les apprenties sorcières du groupe gothique Necronomidol avouent en tout cas y puiser leur inspiration musicale.

Aokigaraha, c’est la célèbre forêt des suicidés. Les jeunes filles gothiques des Necronomidol y puisent leur souffle musical.

10 Le Butô, danse avec les Esprits

Au Japon, la possession rituelle s’exerce aussi dans des domaines artistiques comme la danse.
Les danseurs du théâtre convulsif du Butô, deviennent ainsi les réceptacles humains de forces invisibles. Akaji Maro, gourou adulé du butô, cette ‘danse des ténèbres’, soummet alors les corps des membres de sa compagnie Dairakudakan aux volontés capricieuses d’entités païennes.

Le butô, c’est la ‘danse des ténèbres’, et Akaji Maro son sorcier. Il convoque les forces invisibles et ravive des peurs ancestrales.

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